Période COVID-19, ce que la crise sanitaire a changé sur le marché de l’immobilier

Lors de son passage, la crise sanitaire de 2020 n’a épargné aucun secteur, y compris l’immobilier.
Alors que tous les indices portaient à croire que 2020 serait une année faste pour le marché, voilà que la Covid-19 en décide autrement.
Pendant les deux mois de confinement, toutes les agences immobilières ont été contraintes de fermer leurs portes.
Ces clôtures ont provoqué une paralysie du secteur.
Néanmoins, l’immobilier en France essaie tant bien que mal de se redresser.
Heureusement que les institutions bancaires sont là pour apporter leur appui à leur échelle. Comment se porte alors le domaine immobilier depuis le retour à la vie normale ?
Quels sont les changements aperçus depuis de déconfinement ?
Voici ce qu’il faut retenir du marché immobilier post-Covid.
Depuis le déconfinement, les transactions immobilières s’envolent

Depuis le déconfinement, les transactions immobilières s’envolent

Une augmentation des transactions a marqué le marché immobilier en juin 2020.
Sortis de leur logis, les Français ont été pris de la fièvre de l’achat immobilier.
Le confinement a convaincu les plus sceptiques à franchir le cap et à se laisser tenter.
Certaines personnes ont souhaité réaliser un changement radical de leur manière de vivre, à commencer par leur logement.
À tous les égards, le secteur a redémarré sous les meilleurs auspices, malgré une immobilité de deux mois.
Plusieurs raisons justifient cette frénésie.
La première suggère une mauvaise expérience de confinement.
En effet, les acheteurs ont révélé leur frustration à cause du manque d’espace. Une étude de l’Ipsos (une entreprise française de sondage) en 2020 révèle que :
• 52 % des acheteurs désirent être l’heureux propriétaire d’un logement avec extérieur ;
• 49 % des acheteurs veulent faire acquisition d’une habitation spacieuse ;
• 37 % des acheteurs souhaitent vivre dans une habitation équipée ;
• 33 % des acheteurs exigent une demeure dotée d’une pièce en plus pour s’isoler.
Une autre raison avance l’éboulement qui a frappé les couples français.
Ainsi, les ménages en instance de divorce sont à la recherche de nouvelles maisons.
D’autres raisons comme les naissances, les mutations et les décès expliquent cette impulsion, mais la cause la plus évidente reste la difficulté financière.
Les licenciements et les chômages ont conduit les ménages à délaisser leur habitation actuelle au profit d’un logement plus accessible.
Malgré cette explosion de la vente immobilière, l’accroissement des transactions immobilières n’a guère suffi à combler le vide creusé au cours des deux mois de paralysie.
Si l’année précédente a enregistré plus d’un million de transactions, 2020 n’a compté que 820 000 transactions, d’après le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Épargne).
Les taux des crédits immobiliers maintenus à la baisse

Les taux des crédits immobiliers maintenus à la baisse

Le marché de l’immobilier entretient une relation étroite avec la politique des institutions financières.
Il faut rappeler que les banques prêteuses demeurent les principales sources de financement des ménages, dans le cadre d’un achat immobilier.
En mai 2020, le site SeLoger (un portail immobilier de renom en France) a effectué une petite enquête portée sur le pronostic des acheteurs concernant le taux d’intérêt. L’étude dévoile que :
• 61 % des acheteurs craignent une croissance évolutive des taux d’intérêt pendant les 6 prochains mois ;
• 13 % présagent un accroissement violent du taux de crédit ;
• 19 % pensent à une possible stabilité du taux de crédit ;
• 7 % sont convaincu d’une baisse des taux d’intérêt.
Le site a ensuite remarqué une élévation légère de 1,25 % ayant démarré en avril avant de prendre fin en mai.
La Banque Centrale Européenne s’adresse aux organismes financiers et les encourage à réduire le taux dans le but de gagner la confiance des investisseurs.
L’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF) va également dans ce sens.
Outre le taux d’intérêt, les modalités d’obtention du crédit immobilier méritent également quelques flexibilités. Cela concerne l’apport personnel du client ainsi que le taux d’endettement (le pourcentage de revenu du client destiné au remboursement du prêt immobilier).
Si en 2019, les banques ont accordé un taux d’endettement de 33 %, ce pourcentage a été revu à la baisse.
De plus, les banques autorisent les crédits immobiliers d’une durée ne dépassant pas les 25 ans.
L’expérience du confinement a développé de nouvelles exigences

L’expérience du confinement a développé de nouvelles exigences

Les Français ont mal vécu l’expérience du confinement.
L’évènement a développé de nouvelles tendances chez les acheteurs, à commencer par les locataires et les propriétaires bailleurs. Les locataires sont prêts à devenir propriétaires.
Ils ont soif de renouveaux et veulent personnaliser leur propre habitation.
Les propriétaires bailleurs ont, quant à eux, constaté une baisse de la rentabilité de la location touristique. Par conséquent, ils souhaitent se lancer dans la location à long terme.
Depuis le déconfinement, les agents immobiliers ont remarqué une demande accrue de maisons équipées d’un jardin.
Lassés du rythme effréné, de la pollution, de l’agglutination et des contraintes des grandes villes, les ménages se ruent vers les villes moyennes.
Selon Seloger, 13 % des acheteurs veulent faire acquisition d’une maison située dans une petite ville qui ne compte que 20 000 habitants en moyenne.
Le développement du télétravail et le contexte sanitaire toujours incertain ont aussi amené les acheteurs à partir en quête d’une maison profitant d’une connexion internet illimitée.
D’ailleurs, l’enquête de Seloger affirme que 53 % des acheteurs souhaitent faire acquisition d’une maison avec une connexion internet, de préférence par fibre optique.
24 % des porteurs de projet veulent aussi une pièce supplémentaire qui servira de bureau pour le télétravail.
La crise économique est-elle synonyme de hausse des prix de l’immobilier ?

La crise économique est-elle synonyme de hausse des prix de l’immobilier ?

En août 2020, les tarifs ont accru de 5,4 %, contre 4,3 % en août 2019.
Néanmoins, cette croissance reste dans la lignée des 5 %, moyenne constatée tous les ans.
La tendance haussière épargne toutefois les maisons.
Leurs coûts sont à 0,3 % moins chers par rapport à ceux des appartements.
Au même titre que les étés précédents, la période estivale de cette année annonce une baisse du prix de l’immobilier dans le neuf.
Le coût s’est affaibli de 0,5 %.
En parallèle, la demande a chuté, à cause de la baisse du pouvoir d’achat, du chômage et à la précarité de l’emploi.
À ces causes s’ajoutent les conditions de crédit immobilier inaccessibles aux familles à revenu limité.
Dans les villes, les logements dans l’ancien ont exprimé une croissance légère.

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